lundi 28 mars 2016

[j'ai testé pour toi] les foulées de la Mer de sable 10km

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Septembre 2015, emportée par ma perf incroyable à Odysséa :
" ça te dit on s'inscrit à un semi-marathon genre Rome ou Lisbonne ?
- ah ouais grave... mais euh, ils sont dans longtemps...
- t'inquiètes ! en attendant, j'ai trouvé ça : 10km à la mer de sable, ça doit être tranquille, en plus en mars, il fera beau, ça peut être sympa "


Au moment de faire ton sac le dimanche matin, tu penses "mer", tu penses "sable", du coup, tu ne prends ni tes gants, ni ton bonnet, mais une casquette et un t-shirt. L'idée te traverse même l'esprit de prendre tes lunettes de soleil.

9h : départ en moto direction Ermenonville, dans l'Oise.
(déjà, tu vas dans l'Oise et pas dans le sud ouest de Paris, contrairement à ce que tu pensais et on te rappelle ici que l'Oise c'est les Hauts de France, autrement dit le Grand Nord).

10h : tu arrives gelée sur le parking de la mer de sable, tu récupères ton dossard, et tu te dis qu'on va attendre un peu avant de laisser les fringues au vestiaire.
10h15 : tu claques des dents comme un squelette dans un train fantôme.
10h30 : tes jambes tremblent aussi. Tu cherches en vain un café ou de l'eau chaude. Il fait 7 degrés selon la météo de ton téléphone.
10h45 : tu envisages d'aller au vestiaire, la course débute bientôt et le soleil pointe son nez.
10h46 : tu t'es pointée dehors et le soleil, lui s'est rentré. Plus tard, le vestiaire.
11h05 : la course démarre dans dix minutes, tu lâches à regret tes deux vestes et ton blouson de moto.
11h10 : tu es en place, les jambes totalement ankylosées par le froid.
11h11 : tu lèves la tête et là, tu réalises que tu vas courir dans le sable et en forêt et que le premier kilomètre, tu montes direct au sommet de la dune en face.
11h15 : c'est parti Kiki
12h15 : c'est fini Kiki

[des sponsors de qualité !]

J'ai aimé :
- la convivialité de la course : 1000 participants, beaucoup d'encouragements
- le cadre : la course se déroule au milieu du parc fermé en hiver
- l'auberge dans laquelle j'ai déjeuné ensuite

J'ai modérément apprécié :
- le sable : j'ai galéré, tentant diverses tactiques (petits pas, dans la trace du coureur de devant...) sans jamais vraiment trouver une manière efficace d'avancer
- les côtes au 6e kilomètre : c'était les mêmes qu'au 2e, mais bizarrement, après la grande montée dans le sable, elles passaient moins bien...
- le froid avant la course et l'absence de café pour me réchauffer. Et c'est bien connu, "pas de café, froid aux pieds"

Mes conseils pour plus tard :
- toujours se méfier du mot "foulées" ça ne signifie pas forcément "promenade pépère bucolique"
- ne pas se laisser appâter par des termes sympas évoquant un cadre idyllique type "mer" ou "sable"
- se renseigner un peu avant sur la teneur de la course. en regardant Google maps par exemple, j'aurais pu voir les côtes et le sable. Par exemple.
- 10km de trail, c'est pas 10km sur les quais de Seine.
NDLR: fonctionne ausi avec "15km" ou "20km".


Si toi aussi, tu as d'autres plan de courses galères de ce style, n'hésite pas à m'en faire part.

Liens utiles :
Auberge de Fontaine-Chaalis ils t'acceptent même en tenue de runner crade un dimanche de Pâques
Abbaye royale de Chaalis un peu de culture
Le parc de la Mer de Sable plutôt avec des jeunes enfants
Mes autres aventures de runner de au-delà de l'extrême ici et ici

[des gens photographiés au hasard avec une belle tête de vainqueurs]




mercredi 2 mars 2016

[Escapade] Que faire trois jours à Budapest ?

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Je suis partie à Budapest pour un week-end de trois jours mi-février.
J'avais comme une envie d'évasion et je pouvais pas refaire le coup du ski, trois semaines après en être revenue, du coup, j'ai pris des billets pour une destination (prix mini #radinmalin) encore inconnue en Europe, à savoir Budapest. Si déjà, tu penses que Budapest, c'est en Roumanie, déjà, tu fais bien de lire cet article. Bu-DA-pest c'est en Hongrie, Bu-CA-rest, c'est en Roumanie.

Les clarifications étant faites, venons en au fait.

[une Traban. J'en ai vu plusieurs! NDLR: j'ai aussi vu un hummer limo]


Qu'est-ce qui est chouette à Budapest ?

- la culture des bains (turcs. Parce que pour l'hygiène, ça va je me lave tous les jours, merci).
C'est toujours sympa, de se tremper dans une eau à 38° quand il en afit 5 dehors, et un grand ciel bleu en prime, avec un peu de chance, tu feras bronzette en parallèle (véridique). En plus, si tu fais les bains Scszeny, il y a pléthorre de saunas et autres hammams à l'intérieur, donc tu peux facile rester à larver trois heures
[Y a même des gens qui jouent aux cartes ou
aux échecs, tranquilles les gars]

- une petite visite de bunker
Bah oui, comme ça, pour le plaisir. C'est dans le Top5 des choses à faire TripAdvisor ! (mais pas dans le Routard bizarrement...) Le bunker abritait un hôpital durant la seconde Guerre Mondiale et la révolte de 1956.
- une soirée à écumer les ruin bars
J'ai adoré ce côté totalement décalé, quelque part entre le trip LSD et Alice au pays des merveilles... Parait qu'à Berlin, c'est ça mais en 100 fois plus grand mais comme je ne suis pas suffisamment cool, je ne suis pas allée à Berlin. (je vous rappelle que j'habitais Murray Hill à New York, hein...)
[NDLR associée: la chouette a des boobs]

- le côté hipster de la ville:
Ah oui, parce que même si je n'y habitais pas, j'aimais bien Williamsburg moi! Et à Budapest, entre la street food (le borsh à emporter, tu connais ?), les ruin bars et les coffee shop, tu retrouves un peu cette ambiance de ville cool en pleine effervescence.



Qu'est-ce que j'ai moins aimé à Budapest ?

(Vous voulez dire en dehors du fait que mon Kebaroudeur s'est rendu compte qu'il n'avait pas sa carte d'identité dans la file de la sécurité, à 6h du mat', me laissant ainsi partir seule ?)

- l'esprit un tantinet nationaliste de certains hongrois
Quand tu visites le parlement et que la guide t'explique trois fois en une demie-heure que c'est un parlement hongrois, fait par des hongrois, avec des matériaux hongrois, pour des hongrois, par exemple...
[le très magnifique parlement 100% hongrois par et pour les hongrois
C'est le 3e plus grand parlement du monde, voilà, tu sais tout]

- la langue hongroise
mais c'est quoi ce truc ? ça ne ressemble à RI-EN !
[L'image n'a rien à voir avec le texte mais j'ai trouvé surprenante la forme de ces pains]

- le sauna naturiste de l'hôtel
C'est pas que je suis pas à l'aise avec mon corps hein -enfin, si, un peu- mais le côté tous à poils sous la douche dans le "hall" commun du sauna/hammam, bah, ça m'a refroidie moi. Je me suis contentée de siroter de l'eau au concombre du coup, emmitouflée sagement dans mon drap de bain.


En trois jours, sans te presser, avec la crève, t'as le temps de faire quoi ?

- Jour 1 : Pest
Tu erres dans Pest, côté Danube (pas très bleu au passage), tu visites le parlement, tu prends un café avec plein de chantilly et un Lindzer, tu vas voir le sauna de l'hôtel, et puis tu retournes dormir parce que t'aimes pas les tous-nus et tu as la crève

- Jour 2 : Buda
Tu erres dans Buda, tu visites le bunker-hôpital, tu te perds un peu au nord jusqu'au niveau de l'île Sainte- Marguerite (on limite l'aventure quand même hein, on n'a que trois jours et la crève). Tu prends une bière dans le parc en regardant les autres courir, tu siestes et puis tu reprends d'autres bières dans les ruin bars.

- Jour 3 : les bains
Tu vas prendre un petit déj tardif dans un café-bibliothèque (enfin après revue de quelques livres, tu la sens très orientée bon chrétien, tendance nationaliste puante, la bibliothèque; et ce, quand bien même tu captes rien au hongrois) parce que t'as ruiné les bars la veille. (#radinmalin: tu ne t'es cependant pas ruinée). Tu vas aux bains pendant trois heures et en sortant tu déjeunes au Robinson, avec vue sur le petit lac, mon Dieu c'est mignon on dirait le lac Daumesnil à Vincennes. Comme les deux borschs ne t'ont pas suffit, tu t'enquilles un dessert bien gras et bien sucré dans un petit coffee shop du quartier juif en te baladant tranquillou avant d'aller prendre ton métro puis ton avion.
[Pas eu le temps de visiter le musée de la terreur, mais j'avais envie,
malgré les mauvaises critiques du Routard]


Au final, même si je ne suis globalement pas très sensible aux charmes des villes d'Europe Centrale, que je trouve plutôt froides, massives et ternes, j'ai eu une juste dose entre sorties, découvertes, repos et dépaysement, ce qui était le but escompté...

Yelp n'étant pas disponible en Hongrie, je n'ai pas pu noter toutes mes adresses.
Cependant:
- pour le café sympa: Cserpes Tejivo
- pour l'hôtel avec le sauna de tous-nus: Kempinski Corvinus, à Pest
- pour les ruin bars: Kuplung, Instant, Szimpla Kert (il y en a plein d'autres !)
- pour le street borsh: Bors GaztroBar
- pour le restau fusion hongroise avec vue sur le lac: Robinson
- pour le bunker: Hospital in the Rock
- pour le bain: Scszeny pour la mixité, mais il y en a plein d'autres : Likacs, Gellert (mixtes uniquement le weekend)

Enjoy !
(je suis bien incapable de te le traduire en hongrois vois-tu !)


[Ils ont quand même du goût à l'opéra de Budapest, Jonas Kaufmann...
(coeur avec les mains)]

[Salade à la mode hongroise, betterave chou, dans un bar de sable]


[Ils ont de l'humour !]




jeudi 4 février 2016

[j'ai testé pour toi] le concert de Johnny (et celui de Francis aussi)

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Bah oui, voilà c'est fait, on peut le dire je crois, j'ai réalisé un de mes rêves cette semaine, enfin même deux. Pas le genre de rêve où tu te vois riche, belle et célèbre, hein, non le genre "j'aimerais bien..." sans vraiment le penser à 100%, mais bon "si un jour l"occasion se présente...", "pourquoi pas". Du gros niveau de rêve, donc.

Hier soir, je suis allée au concert de Johnny. 


Alors c'est comment un concert de Johnny ?
Arrête de mentir, toi aussi tu t'es déjà demandé ce que ça pouvait donner un concert de Johnny (ne pas prononcer le D avant le J hein, et bien fermer le O du Jauny). T'imagines une foule de ça :


Ca, c'est peut-être ce que t'aurais eu à Epernay (concert en février), mais là, t'étais à Bercy -enfin à l'AccorHotel Arena comme on dit maintenant- autrement dit à Paris et du coup, t'étais pas le seul à avoir eu la curiosité d'aller voir Johnny. Surtout avec la vente flash et les places à 30€ en fosse.
Du coup, au concert de Johnny, y avait aussi pas mal de gens comme toi et moi et même des ptits mecs en costar, le genre stagiaire de six mois en grande entreprise (symbole de la réussite à mon époque, maintenant il parait qu'il faut aller bosser dans une start up, mais du coup, lui, avec son costar, il est un peu en décalage avec les autres jeunes de son temps, c'est peut-être pour ça qu'il va voir Johnny, on sait pas).

Cela dit, y avait aussi quelques chouettes spécimens. On retiendra ceux avec le drap "Johnny, plus qu'une vie, une passion". Bon. J'aurais dit l'inverse, finalement peut-être qu'eux aussi, puisqu'il y avait une flèche entre les deux lignes. Ou encore notre voisin avec son tatouage Johnny sur le biceps gauche. Il faut dire qu'on était rudement bien placées, on le voyait vachement bien, Johnny.
Y en avait d'autres aussi, mais on n'a pas pu les observer d'aussi près, dommage, on n'aura vu que leur bandana et leur tshirt tête de loup.

Et Johnny himself alors ?
Johnny, bah c'est Johnny, quoi. Tu viens pour voir du Johnny, et t'es pas déçue. Attitude 100% rock : la jambe droite en avant bien tendue et le buste super rigide, (tu la visualises, là, ta Johnnytude ?), le micro baladeur, le pantalon en cuir, la veste à paillettes... et des phrases choc type "pour toi public que j'aime". NDLR: Johnny il parle vraiment comme dans les guignols en vrai, avec la bouche en cul de poule et tout.

["A 73 ans mettre encore des têtes de mort sur scène, c'est fort"]
 
Notons aussi le rôle de Laetitia "ma femme": elle arrive dans les tribunes cinq minutes avant le début du concert et la foule l'acclame, elle fait un petit salut façon Reine d'Angleterre et c'est parti, le public est chaud bouillant et envoie ça:

(c'est surtout un son à écouter, plus qu'une image là)




Et puis, samedi soir, je suis allée voir Francis.
Au Zénith. De Saint-Etienne. (je sais pas pourquoi je précise)
C'était... pas tout à fait pareil. Disons plus classique, un concert simple, avec un jeu de lumière bloqué dans les années 80, tout comme la coupe de cheveux du chanteur à lunettes. Je crois qu'on peut dire que j'ai vécu deux expériences diamétralement opposées.

Alors me diras-tu, pourquoi tu vas voir Francis, si tu kiffes Johnny ?
Alors déjà je "kiffe" pas Johnny, juste j'aime les bêtes de scène (je te rappelle ce mémorable concert de Britney à Vegas). Bon. Ensuite, Francis, c'est toutes mes années lycée à disserter sur le sens de la vie, et l'amour aussi, sur les lames du plancher, dans la lumière des phares toussa toussa, quoi. C'est historique. Et puis, comme te l'a dit ta pote qui a réservé les billets en décembre 2014, "on a raté Jean-Jacques, on va quand même pas rater Francis".


Le truc drôle, quand même, au concert de Francis, c'est qu'au moment où tu sens la fin du concert approcher, t'as une bonne cinquantaine de femmes d'une bonne cinquantaine justement, qui se rue vers la scène avec une énergie que tu n'aurais pas soupçonnée jusque là. Je me suis revue criant "Pascaaaal" au deuxième rang à Fourvières, été 2001.


Alors voilà, au final, j'ai pas raté Francis, ni Johnny (on taira le cas Jean-Jacques) et, je vais pas te mentir, j'ai passé deux très bonnes soirées, empruntes de toute la musique que j'aime, quoi.
















dimanche 31 janvier 2016

Long time no see

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Long Time no see I know... But I've been busy for the last three months. Actually no, I haven't been that much busy, but more or less a bit depressed. Not that big depression you can't get out of your bed, no. Just a little something, deeply buried, almost unconscious, but still there, whatever you do, wherever you go (🎼🎤🎻). It's nothing big but it's there and you don't really want to face it.
Sometimes it's there when somebody asks you "So, you're back? How was it?" With that look at you full of admiration you're not even allow to say anything else but "awesome. It was awesome."


Sometimes it occurred to me when everything -and I mean everything- reminds me of it and makes me cry. In December -so far the saddest month since I'm back- I found myself crying in front of the Christmas tree I could see in the street from my balcony because it reminded me of the Rockefeller one, which is about 100 times as big and decorated as this one. I found myself crying many times on my way to the office, while listening to Taylor Swift, because Taylor Swift is nothing here compared to her over presence there. Hem. Sometimes I feel like listening to  some good pop music could make me feel happy; so I turn on the radio (I try to diversify the channels, so I am not only listening to France Inter, trust me), and I get Maitre Gimms and Kendji Girac... 
Well, speaking of music, let's say they could be a real reason to cry for...



No, really December 2015 sucked. And so did the beginning of January 2016.



But then I went on a one-week vacation, a family trip to the French mountains and I have to say, this made me feel better. First of all I slept for two solid 12-hour nights, which is remarkable for the length of these nights and because I haven't been sleeping for a good proper night since August! Then, I love mountains. I love mountains in winter, I love mountains in summer, I love mountains all along the year. I still think that one day, I will live there. Just a couple of things to solve (find a job, drive in the snow without being afraid, have my future family accepting to move there, in this order) and it should be possible within 15 years.


These family holidays were a nice break in my new Parisian life, which is not exactly what it was before I left, and which is also quite different from my life there. I think I will talk to you later about this mixed feeling called "impatriation" you have to face when you "return home". For the moment, let's just keep the positive effects of these holidays 😃


lundi 14 décembre 2015

Ce qui t'arrive quand tu mets ton jean BelleGosse...

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Cela fait maintenant 8 semaines que j’ai récupéré mes 6 mètres cube de vêtements et,  hier matin, j’ai pu enfiler mon jean fétiche. Aussi connu sous le nom de « jean BelleGosse » ou « jean Bombasse ».

Le jean Belle Gosse, c’est quoi ?

(explication plutôt à visée masculine, puisqu’en tant que Femme, tu as, toi aussi ton jean BelleGosse, je le sais)
-         le jean BelleGosse est un jean historique. Tu l’as acheté il y a plus de deux ans.
-         le jean BelleGosse est un jean test, du coup. Parce que t’es quand même vachement fière de rentrer encore dedans, sachant que tu l’as acheté en 2010 (dans mon cas) ; même si pour ce faire, tu dois te tortiller comme un asticot quand tu l’enfiles
-         le jean BelleGosse te rend Belle Gosse, par définition. T’as un cul de Bombasse quand tu le mets et les jambes d’Adriana Karembeu.
-         le jean BelleGosse est aussi un jean confortable, voire un peu doudou. Quand tu le mets tu te sens trop bien, dans ton corps et dans ta tête, tu vois. Bien que, sur ce point, le mien soit limite puisque sans élasthanne.

Alors, tu le sors quand, le jean BelleGosse ?

Le jean BelleGosse ne se met pas tous les jours. Déjà parce que sinon, merci la propreté, mais aussi pare que sinon, on va remarquer sa présence. Le jean BelleGosse est un atout pour révéler ton corps, mais à aucun moment ton entourage ne doit se focaliser sur l’habit en lui-même. Toute l’attention doit être portée sur ton cul et tes jambes, on l’a dit plus haut.
Du coup le jean BelleGosse se porte avec parcimonie (et un haut évidemment. Désolée c’était la blague pourrie du jour).
On remarque deux grandes catégories d’occasion :
  1. l’occasion séduction mais pas trop. En mode je suis Bombasse mais naturelle parce que, regarde, je suis en jean. Et le jean c’est casual. Donc je ne suis pas prise de tête. Donc je suis LA nana qu’il te faut, regarde (mon cul et mes jambes, donc).
  2. l’occasion doudou. En mode « j’ai besoin de réconfort aujourd’hui ». Comme le jean est plutôt confortable et qu’il te fait de belles formes, tu vas avoir des compliments et les compliments c’est toujours bon à prendre.
(Source: jeunevieillispas.com)


Par exemple, moi j’avais mis mon jean fétiche vendredi. Et comme ma motivation pour mon nouveau job n’a d’égal que celle d’un Patrick Balkany face à l’administration fiscale française, j’ai profité d’une pause thé pour expliquer ma déception à ma collègue, quant à l’état de vieillissement avancé dudit jean BelleGosse, il a les genoux qui blanchissent vois-tu, la vie est injuste, je suis trop dég, toussa toussa. Et bien, figure-toi qu’elle aussi avait mis son jean fétiche et que, très rapidement, elle m’a complimenté… sur ma coiffure.

Le cul et les jambes disais-je…

dimanche 29 novembre 2015

L'étendard est levé

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On va pas se mentir, publier un article futile, débile et léger par les temps qui courent, ce n’est pas chose aisée.
Du coup, je n’ai rien dit.

Jusqu’à ce que l’on sorte les drapeaux, vendredi dernier.

C’est François Hollande qui l’avait demandé, pour l’hommage national aux victimes des attentats du vendredi 13. Moi –je ne sais pas où j’ai la tête en ce moment- je n’étais même pas au courant de cet hommage national. Si mon collègue n’avait pas voulu s’arrêter devant un bazar chinois pour acheter un drapeau « pour demain », je n’aurais même pas su qu’il fallait sortir les drapeaux aux fenêtres. Je sais pas où j’ai la tête en ce moment, je vous dis.
Je n’ai pas acheté de drapeau en même temps que mon collègue, non ; l’idée a cependant fait son chemin et, vendredi matin, j’ai ressorti un petit drapeau que j’avais récupéré lors du défilé du 14 juillet, et je l’ai scotché au balcon, comme une évidence.



Dans la mesure où il faisait 3 degrés à 7h du matin lorsque j’ai réalisé mon acte de patriotisme décennal, je ne me suis pas attardée à regarder les autres fenêtres, mais je n’avais aucun doute quant au fait que tout le monde aurait levé son étendard pour l’hommage national, donc.
Sauf que je n’ai compté que cinq drapeaux dans toute ma rue, quand je suis partie prendre le tram. C’est peu, étant donné le nombre d’appartements dans ladite rue.
Alors j’ai été déçue.

Et puis, samedi, je suis allée dans le centre de Paris, je me suis baladée et j’ai vu qu’il restait encore des drapeaux accrochés aux fenêtres. Et finalement, j’ai trouvé ça bien, cette réappropriation du drapeau français par le peuple français lui-même.

Quand j’étais aux Etats-Unis, je me souviens du début. Je me moquais de ces américains qui sortaient les cocardes, les drapeaux et les bannières à la moindre occasion. Et puis, je me suis dit que peut-être, c’était nous, en France, qui avions un problème avec le drapeau. Enfin, quand je dis « nous »… Pour moi, l’image du drapeau français était très entachée d’une certaine image de la France, un peu plus à droite que la droite. Et que ces gens-là s’étaient appropriés le drapeau français, de telle sorte que s’il m’était venu à l’idée de sortir mon tricolore du placard, on m’aurait très vite cataloguée aussi.
Je me souviens aussi que petit à petit, je l’ai comprise, cette fierté d’être américain (« proud to be American » dans le texte), voire même, je l’ai enviée. Ou tout au moins, je l’ai trouvée normale. Je n’ai plus été choquée de croiser des drapeaux géants le long des routes ni par le fait de chanter l’hymne à chaque début de match (j’ai entendu plus de fois l’hymne américain en 20 mois que la marseillais en 30 ans !).

Quelque part, j’ai envie de croire que ces drapeaux sont une forme de respect, l’expression de la fierté d’être français et, aussi, l’incarnation de l’idéal républicain français. Pas toi ?

mardi 3 novembre 2015

Le cuiseur-vapeur, Google et moi.

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Aujourd’hui, je ne vais pas te parler de mes visites extraordinaires à Paris, ni du dernier top trop branchouille que j’ai acheté dans le pop-up store de Bidule & Machin (ça, y a peu de chances que je t’en parle un jour, remarque), mais je vais te raconter une petite histoire très drôle qui m’est arrivée hier soir et qui était un peu longue pour un statut Facebook, alors je te la raconte dans le blog.

Dans le process de réinstallation dans un nouvel appart, il y a toujours une phase de transition où tu vis avec quelques cartons en toile de fond, quelques meubles en travers du passage parce que tu ne sais pas où les caser et quelques ustensiles de cuisine en moins parce que tu n’as jamais vécu dans un appart sans cuisine équipée.
Ce qui est mon cas présentement. J’ai un vieux plan #radinmalin en vue pour une cuisinière, du coup, je fais avec les moyens du bord pendant quelques temps. C’est pas comme si j’avais pas déjà vécu 1 an et demi avec des cartons en guise de placards, je peux bien vivre 1 mois sans cuisinière non mais. D’autant plus que j’ai un micro-ondes et qu’on m’a généreusement prêté un cuiseur-vapeur.

Justement. Sans notice, le cuiseur-vapeur.

Et moi, j’ai beau être supermégaintelligente, je suis pas ingénieur (mon leitmotiv quand je ne réussis pas à faire fonctionner quelque chose), et le détail a son importance pour la suite.

D’habitude, je ne lis pas les notices, je leur porte à peu près le même intérêt qu’aux tableaux Excel. Cependant, me sentant a l'aise comme une poule devant un couteau face audit cuiseur-vapeur, et étant devenue une nana super digitale depuis que je bosse dans le eCommerce, je demande à Google comment on utilise la bête (le cuiseur, pas la poule). ). Google répond 25 minutes pour les panais, mais Google ne dit pas où mettre l'eau.


Logiquement, si c'est vapeur, l'eau doit être en bas. Faut juste pas recouvrir le signe qui dit de ne pas verser d'eau ici, du coup, je verse l'eau tout autour mais pas sur le signe.
Comme Google (comprendre la page des résultats de ma recherche)  m'a dit qu'on pouvait cuire du riz en même temps, je mets du riz dans le bac avec des trous. Je trouve ça un peu louche, le riz, les trous, mais bon, Google a dit. Le riz passe évidemment par les trous, y a pas de seconde grille cachée qui apparaîtrait par magie avec la chaleur, bon. Google explique (plus loin) qu'en fait, faut utiliser le récipient plastique sans trou pour mettre le riz, et mettre le récipient sans trou dans le bac a trous. Ok, maintenant j'attends 25 minutes.
40mn plus tard (comptez 15 minutes de temps additionnel pour le séchage du vernis à ongles en attendant que le dîner soit cuit), le panais et le riz sont toujours crus.

Comme il y a du riz dans le bac du bas, celui avec le signe « ne pas verser d’eau », à cause du bac à trous sans seconde grille, je le prends pour le vider. Et là, je découvre qu'en fait, on met l'eau en-dessous. Parce que quand Seb met un signal "ne pas verser d'eau" c'est pas juste sur le signe, c'est dans TOUT le bac. D'ailleurs, Google te parlait bien d'une ligne "max" à ne pas dépasser pour le niveau d'eau. Tu la vois maintenant, là, dans le bac sous le bac.

Conclusion de cette soirée :



1.    j’ai appris à faire fonctionner un cuiseur-vapeur électrique Seb. Rien de tel que l’apprentissage par l’expérience.
2.   si j’étais ingénieur chez Seb, je reverrais complètement le mode op de ce cuiseur-vapeur pas du tout intuitif. Déjà j’appellerai pas les bacs 1 et 2, si en fait y en a 3. Ou alors le premier s’appellerait 0. Ou 3. Mais pas sans numéro. Parce que moi, ça m’a induite en erreur, cette histoire, j’avais pas vu qu’il y avait un bac 0/3, puisqu’il avait pas de numéro. Cela dit, tout le monde sait bien que je ne suis pas ingénieur chez Seb. Mais quand même.
3.    mes panais et mon riz, je les mangerais ce soir, parce qu’au final, lorsque j’ai mis l’eau dans le bon bac, j’ai oublié de rebrancher la prise, bref, j’ai encore perdu 20 minutes et donc, mon plat s’est retrouvé prêt environ 1h45 après le démarrage de l’opération et j’ai mangé du jambon blanc avec du pain et du yaourt. Non, je n’ai pas mis le jambon dans le yaourt pour ceux qui se poseraient la question.
4.   ce soir j’ai appris à mes dépens, enfin surtout à ceux de mon estomac, que Google ne peut pas tout. On va quand même pas me faire croire que je suis la seule sur terre a ne pas savoir utiliser un cuiseur-vapeur sans notice, hein ; alors pourquoi j’ai pas trouvé le mode op, hein, même sur YouTube ? (enfin en tous cas dans les 3 premiers résultats de ma recherche)