mercredi 19 août 2015

[Roadtrip Colorado-Utah] Black Canyon of the Gunnison

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Jour 3, toujours en proie au décalage horaire et après un bon petit-dej (principalement à base de gaufres, merci les motels américains !), nous partons pour le parc national du jour : Black Canyon of the Gunnison.

[Painted Wall]
 Petite fiche technique sur le Black Canyon of the Gunnison
(enfin, avec ce que ma mémoire a bien voulu retenir, parce que sinon, il y a des vraies belles fiches d’identité ici)

- Parc national depuis 1999, entrée payante $15
- Il regroupe 22 km des 77 km que compte en réalité le canyon
- Black Canyon car il est tellement étroit et profond (plus de 850metres !) qu’il est souvent à l’ombre, ce qui confère à sa roche cette couleur sombre
- Gunnison, comme la rivière qui coule en bas du canyon, avec un débit et une pente assez impressionnante : 95 feet/mile. A titre de comparaison, le Colorado qui s’écoule dans le Grand Canyon n’est qu’a 7.5 feet/mile. Et là, j’ai envie de vous laisser faire les calculs, une bonne petite règle de 3… mais sachez tout de meme, que le kayak et le rafting se pratiquent dans les gorges. (Marie, après l’Ardèche, si ça te tente ?)
- Situé à plus de 2500 mètres d’altitude


Le long de la South Rim

La North Rim semble certes plus sauvage, mais la route semble moins carrossable et son accès un peu plus éloigné de Montrose, notre point de départ. C’est une route aller-retour, donc impossible de traverser le canyon pour rejoindre l’autre rive ;)
Apres un arrêt rapide au Visitor Center pour prendre le plan des viewpoints et un café (que finalement nous ne prendrons pas car, o drame, ils ne vendent pas de café, sans doute le seul endroit du Colorado sans possibilité d’acheter un café !), nous voilà partis pour cheminer les 22 km de route, avec arrêt aux 11 points de vue (je connais Popa, s’il y a 11 stops possibles, pas question d’en rater un seul !).


 Deux petites randos d’une heure sont possibles :


1.       Au départ du Visitor Center, le Flat Oak Loop
2.       Lors du dernier stop a Cedar Point, pour avoir un chouette panorama a 360
Apres le premier stop, alors que je remonte en voiture, je me trouve particulièrement essoufflée. Le manque de café matinal, sans doute (logique imparable, on devrait penser à distribuer du café dans les sanatoriums). Jusqu’à ce que Moman s’en plaigne egalement, invoquant alors l’altitude. Mmh, en effet, maintenant qu’on en parle, le canyon est situé entre 2 500 et 2 800 mètres d’altitude…


Plusieurs autres arrêts valent le coup
Le plus célèbre étant le Painted Wall, dont le ranger, ayant reconnu l’accent français de Popa (et non le mien) lui a spécifié qu’il était haut comme trois Tours Eiffel, ou deux fois comme «if you remember our World Trade Center». En l’observant de près, et avec un peu d’imagination, vous pourrez voir deux têtes de dragon, entre les couches de roches roses et vertes.
La plupart des gens comptent trois heures pour longer ce canyon, mais entre le pique-nique et les deux balades, il nous en a fallu cinq !


Et les bébetes dans tout ca ?
Question faune, nous avons surtout vu des oiseaux, des chipmunks (je viens de découvrir que ces bestioles s’appellent tamia en français ! bref, des Tic et Tac, rangers du risque, quoi !), mais il semblerait que sur la rive nord, il y ait quelques ours. Perso, les ours, depuis Yosemite, je les cherche encore…
 
[des Mormons en deplacement, jamais sans ma caravane]

En route pour Moab, Utah
La route jusqu’à Moab s’est faite en trois heures et sans intérêt majeur.
Arrives au camping in extremis pour récupérer les clés de notre cabine entre un groupe de français (devant) et un autre (derrière) qui rouspétaient (étonnant), je parviens à force de persuasion à convaincre mes parents du bien-fondé de l’apéro-diner sur la terrasse. Tout était idéal : la lumière de fin de journée, la vue sur les roches rouges alentours, les Corona fraiches… sauf que deux minutes après m’être installée, j’avais déjà 10 piqures de moustique sur ma seule cuisse gauche. Véridique. Je pense qu’a Moab sévit une espèce rare de moustique ninja, le MoskUtah..



(sur cette belle blague, je vous salue bien !)


 L'intégralité de l'itinéraire est a retrouver ici !

mardi 18 août 2015

[Roadtrip Colorado-Utah] Garden of the Gods

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Direction Garden of the Gods ! 


Après une nuit dans un chalet d'un camping Koa à proximité de Colorado Springs et en bordure très proche de la route, direction Garden of the gods!




Premier arrêt par le visitor center, pour prendre la carte du parc. C'est Popa qui s'y colle et il sympathise avec le ranger, qui va même lui chercher des explications en français.
Globalement, les coloradiens / les colorés / les coloradeurs -bref les habitants du Colorado- sont surpris de voir des français et ils nous accueillent chaleureusement.



Stationnés au parking principal, nous tombons à pic pour une visite guidée (tous les jours à 10h et à 14h, durée 30 minutes) par un volontaire du parc.
Nous apprenons ainsi et en vrac:
- que le parc sera toujours gratuit, ainsi que le souhaite le propriétaire qui l'a réhabilité
- que le parc est un lieu où l'alcool est interdit, puisque ledit propriétaire était complètement anti-alcool
- qu'ils sortent de dix années de sécheresse, qui a complètement remodelé le paysage
- que les indiens locaux s'appelaient les Utes, d'où le nom Utah hein...
- qu'il y avait 67 millions de bisons dans les plaines environnantes à l'époque... Mais là, j'ai comme un doute, parce que même si je sais que les bisons ont été éradiqués et qu'il est normal que jusqu'à présent, je n'en ai vu que deux fois, 67 millions ça me semble quand même beaucoup...

Bref, la visite dure une demie heure et est plutôt agréable!
 
[Moman, geek]
En balade au milieu des Dieux...

Apres la visite guidée, nous continuons par nous-mêmes, en nous éloignant du petit tour classique, mais tout en restant sur les sentiers balisés. A cause de la précédente sècheresse, la nature est très fragile ; il y a suffisamment de sentiers de toutes façons, pour ne pas avoir besoin de s’en écarter.

Au total, nous avons fait une balade de deux heures et une petite pause pique-nique sur une table à l’ombre (ah ces américains, tout est vraiment fonctionnel…) entre les rochers et la steppe. Les rochers sont aussi de bons terrains pour débuter l’escalade dans le coin (l’étape d’après étant ZionCanyon, selon le guide !).


... avec vue sur le Pike Peak 

Au cours de la balade, nous avons une vue magnifique sur le Pike Peak, le 14er le plus septentrional du Colorado, accessible à pied, en train et en voiture ! Imaginez, une route qui monte a 4300m quand meme ! Techniquement, je crois que c’est plutôt une piste payante, mais cette barrière des 4000 représente toujours quelque chose de magique, allez savoir pourquoi… Cette piste est d’ailleurs le terrain d’une célèbre course automobile (Sebastien Loeb en est le recordman a date, cocorico) et également d’un petit marathon, si d’aventures vous êtes tentés, amis lecteurs marathoniens. 

Parenthese: qu'est-ce qu'un 14er (fourteener) ?
Bon, si tu te demandes, c'est que tu n'as pas bien lu l'article d'avant-hier qui resume l'itineraire, mais passons; dans ma grande mansuétude, je vais te l'expliquer de nouveau.
Un fourteener, c'est une montagne qui culmine a plus de 14 000 pieds, 14,000 feet in English, soit 4267 metres. Le Colorado est l'état qui en concentre le plus, soit 53.
Fin de la parenthese.

[Au fond, le Pike Peak]
En voiture, Simone !
Vers 14h, retour à la voiture car nous avons plus de quatre heures de route pour rejoindre Gunnison et son Black Canyon. Et quelle route, mes amis ! Une route splendide, avec des paysages variés et riches, tantôt de haute montagne désertique, tantôt façon station de ski et tantôt des plateaux immenses a perte de vue ou, avec un peu d’imagination et un tomawak en main, on s’imagine aisément aller chasser le bison… Epoustouflant ! Je crois qu’il s’agissait principalement de la US-50.


La fin du trajet, entre Gunnison et Montrose était tout aussi magnifique, nous longions une enfilade de petits réservoirs, le long de la Gunnison River, et ce, meme si nous nous sommes fait un peu peur lorsqu’en cinq minutes le réservoir est passé d’un quart plein a un huitième. Véridique. J’avais déjà remarqué que les voitures américaines consomment plus que nos voitures européennes, mais l’essence étant tellement peu chère (dans la plupart des états en tous cas), ce n’est pas un problème. Economiquement parlant, bien sûr. En revanche, j’avais nettement sous-estimé l’impact de la boite automatique versus la manuelle en montagne. Ma belle Jeep Compass s’est avérée avoir une conso moyenne de 13L /100Km en montagne. Avec un réservoir d’environ 40L. Ce dont tu ne te rends évidemment compte que lorsque tu as fait tes calculs, une fois le spectre de la panne envolé, tentant désespérément de comprendre comment tu en es arrivée là. J’entends déjà les mauvaises langues me dire : « tu n’avais qu’à regarder  le kilométrage estimé restant et t’arrêter dans la prochaine ville ». Certes. Mais en miles au gallon, c’est tout de suite moins clair, hein. Et quant à la prochaine vile, quand tu regardes la carte, tu vois bien le nom de la ville… mais sur la route, parfois ce que nous, européens, appelons une ville, n’est en fait qu’un agglomérat de hameaux sans véritable centre et donc, tu rates la station-service du coin…
Bref, pile lorsque j’étais en train de m’imaginer arrêtant un gros pick-up, avec surement un jerricane d’essence à l’arrière, est survenue de façon providentielle une station-service. N’ayant aucune précision quant au carburant à utiliser, je décidais de me baser sur mes précédentes expériences et de prendre du sans-plomb, ce qui ne suffit pas à rassurer l’esprit un tantinet rationnel de Popa, qui feuilleta vingt minutes durant le manuel d’utilisation de la Jeep, sans jamais trouver l’info. Nous étions repartis qu’il l’épluchait encore, ce qui a bien fait marrer le pompiste « I think your Dad doesn’t trust you ».

Diner dans une steackhouse dont les prix étaient divises par deux vs New York et nuit au Days inn Montrose, rien à redire.
 
[Yummy]
L’intégralité de l’itinéraire est à retrouver ici.



lundi 17 août 2015

Summer Street running (a moi Park Avenue) et free kayaking (j'me casse en kayak)

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Ce weekend, c’était sport, eau et plage !

[Oui, je me suis aussi fait le kiff de courir sur le Brooklyn Bridge #autokiff]
Samedi matin, j’ai profité de Summer Street pour faire mon footing. Partie à 7h30, j’ai avalé mes 13 km sans trop y croire, étant données les nombreuses courbatures que j’avais aux cuisses (j'etais allée au sport jeudi matin et vendredi soir en bonne bourrine que je suis).


Summer Street, c’est quoi ?
Summer Street, c’est les trois premiers samedis du mois d’aout, pendant lesquels Park Avenue est fermée à la circulation de 7h à 13h. C’est un défilé de piétons, joggers, cyclistes, rollers, plutôt beau a voir…
J’avoue, c’était un peu le kiff en mode La Rue Ketanou, Je marche seule, toussa toussa… Bref, mode princesse activé, limite si je ne salue pas les badauds en courant…
Il y a quelques petits stands le long de l’avenue, une distribution de Vita Coco-ananas (beurk) et on peut louer des vélos pour une heure gratuitement.
http://www.nyc.gov/html/dot/summerstreets/html/route/route.shtml
 
[Du coup, lorsque tout le monde attend au feu, le reste est ide !
Seuls les feux des grands axes sont maintenus, soit une rue sur 10 environ]


Rockaway Beach, la plage accessible en metro
Ensuite, après-midi plage, quand il fait plus de 35 à New York, l’avantage c’est qu’on peut se barrer a la plage. C’est pas à Paris qu’on… ah ben si, avec Paris-Plage bien sûr (lol)…
Le trajet en metro est un peu long (presque 1h30 depuis Midtown, avec les complications du metro le weekend...), mais une fois sur place, c'est vraiment agreable. Il y a le choix entre plusieurs stops, le notre fut Pier 92, qui a un petit bar sympa, avec un live band de papys rockeurs ce jour-la.
Entre les baignades dans les vagues, la lecture de Voici et surtout, surtout, les échanges endiablés de raquettes, je suis rentrée chez moi a plus de 21h... 

[On est decues, on n'a pas battu le record international de la raquette de plage.
Par contre j'avais assorti mon vernis a mes lunettes]

Du kayak a Manhattan, vraiment ?
Mais oui ! Dimanche matin, kayak sur l’Hudson River, gratuit évidemment aussi !
Cinq départs possibles, mais seuls les piers 26 et 96 ne sont pas payants :
- Pier 26
- Pier 40
- Pier 66
- Pier 84
- Pier 96
En théorie, le tour ne dure que 20 minutes, mais comme personne ne surveille, en bonnes françaises que nous sommes, les vingt minutes ont été triplées…

[Oui, vue sur le One World Trade Center et sur la Statue.
Et sur la skyline du New Jersey. Aussi.]
Evidemment, safety first, nous étions obligées de porter un hideux gilet de sauvetage et interdiction de nous allonger dans le kayak. Du coup, la bronzette en tirant sur les abdos, gilet ouvert, pas simple, pas simple…
Safety first aussi, le carré de trempette était bien délimité et chaque fois qu’un kayak dépassait, il se faisait rapidement siffler. Du coup, impossible de rejoindre la Statue de la Liberté en kayak, tant pis, ce sera pour une prochaine fois…



Conclusion : un weekend sport 100% #radinmalin et 100% bronzage