lundi 20 octobre 2014

Une journée chez les stars. Enfin dans leur résidence d'été. Mais à l'automne. Enfin, bref, une journée dans les Hamptons, quoi!

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Aujourd'hui, puisque nous avions une voiture louée (cf. article sur Bear Mountain, hein, on ne va pas revenir sur cet incident douloureux pour #radinmalin), nous sommes allés là où tous les (riches) new yorkais passent leurs weekend (en été), à savoir: les Hamptons. Aaaaaah, les Hamptons. Les Hamptons de Serena van der Woodsen s'éclatant avec B., les Hamptons de Becky l'accro du shopping, les Hamptons d'Andrea dans Vengeance en Prada (la suite du Diable, le premier roman que j'ai lu en arrivant ici, c'était un cadeau de Noël de ma belle-sœur thks!)... les Hamptons, quoi!!! Oui, messieurs, les Hamptons sont dans toutes les séries/romcom/livres de filles, d'ailleurs vous le savez puisque, vous serez nombreux à l'avouer, bien malgré vous n'est-ce pas, vous en avez déjà tous vu/lu un épisode/morceau! A ce propos, savez-vous que 40% de la presse dite "féminine" est lue par des hommes? Malgré vous, évidemment, donc.

[une voiture compacte americaine]

[la voie speciale covoiturage/famille nombreuse sur l'autoroute]

Du coup, départ en fanfare ce matin à 8h30, à peine le temps d'enfiler mes sublimes Nike rose (que l'on m'a encore enviées hier dans un magasin -pour touristes certes, mais enviées quand même!) et nous voilà assis dans une voiture "compacte", dixit la loueuse. La compact américaine, ce n'est évidemment pas la 107 pot de yaourt que nous avons tous loué une fois (#radinmalin a même eu le plaisir de conduire deux fois ledit pot de yaourt (NDLR: sans pain), une fois dans les routes de bourgogne pour le mariage d'une amie et la seconde dans les rues de Boulogne -sur mer- pour les 30 ans d'une autre!), puisque c'est américain, c'est... je vous le donne en mille... plus grand évidemment ! Donc la compacte américaine, c'est une berline, en l'occurrence ici une nissan sentra pour les connaisseurs. Confortablement installés (même si l'Homme a grommelé que c'était quand même le modèle en dessous vs la semaine précédente...), nous voici partis pour 1h40 de "interstate 495" jusqu'à Southampton, comté du Suffolk, voilà, welcome to England. 

[Southampton, rue principale]


[Southampton, insigne de voiture, en memoire de mon micro chien saucisse. NDLR: le modele existe egalement en version chat et peut egalement etre monte sur Mercedes ou Audi]




Southampton c'est une station balnéaire chic, dans laquelle le terme de "manoir" prend tout son sens. Étant donnée la surface des propriétés et des terrains à entretenir, les jardiniers ne doivent pas manquer de travail! La plupart de ces domaines sont protegés par des haies très hautes (pour vous donner une idée de grandeur, fions-nous à cette comparaison fort à propos de l'Homme "les haies sont bien plus hautes que chez ma maman et les voisins ne les embêtent pas avec ça") et par des systèmes de télésurveillance; cela dit, cela n'avait nullement empêché un daim (ou un chevreuil, je ne sais pas trop comment on traduit "deer") de pénétrer dans l'une de ces enceintes et de brouter tranquillement les parterres si bien entretenus de l'une de ces demeures. Je vous aurais bien montré une photo, mais comme j'ai eu la flemme de descendre de la voiture, ça ne rendait pas grand chose avec la haie touffue (en plus d'être haute, donc). 

[jamais sans mon pick-up a la plage]

[evidemment, ma future maison]


A Southampton, nous avons apprécié un café chaud, même si j'avoue être peut être un peu entrée avec le secret espoir de croiser Matt Damon, propriétaire dans le coin, qui serait venu chercher son café du dimanche matin en toute simplicité. Ok, Matt Damon il a grossi depuis Will Hunting et ok, il a vieilli aussi, mais bon, c'était toujours ça de pris dans mon tableau de chasse bien maigre de la star américaine (et non l'inverse, même si les deux vont souvent de paire, sauf présentement dans ce cas évidemment). Je disais donc un café chaud parce que ce matin, en partant, il ne faisait que 52°, autant vous dire que j'ai bien apprécié ma micro doudoune et mon bonnet, surtout sur la plage bien ventée.



Plage très belle, d'ailleurs. "Rien à voir avec Rockaways ou tu m'as emmené cet été hein... Et c'est même pas beaucoup plus loin..." Dans le cas présent, l'Homme s'embarrasse assez peu de la composante "embouteillages", contrairement au trajet du retour, durant lequel il n'a cessé de stresser, car, à cause de la circulation, c'est sur, on ne ramènera jamais la voiture à temps.

[Southampton, son musee avec des bustes romains recents]

Après Southampton, nous nous sommes dirigés 15km (ou miles, je ne sais jamais parce que mon Google maps me parle tantôt en kilomètres, tantôt en miles, comme si je n'avais pas déjà assez de difficultés avec les ordres de grandeurs et les conversions d'unités tiens) au nord, pour visiter Sag Harbour. C'était plutôt une marina qu'un port, avec notamment deux beaux yachts, eux aussi propriétés de célébrités (j'ai cherché leurs noms, mais je les ai déjà oubliés). Ah oui, j'ai aussi oublié de vous dire que c'est à Southampton que se trouve la maison la plus chère des États Unis, avec 29 chambres et 39 salles de bain; il s'agit de la propriété de l'un des dirigeants de la marque de cosmétiques Revlon, me semble-t'il. Cela dit, revenons en a nos moutons: le port.

Dans ce petit village, nous avions prévu de déjeuner. #radinmalin ayant la digestion parfois un peu longue, j'ai décrété que pour compenser la dépense du dimanche précédent, nous pourrions nous contenter d'un pique-nique. Soyons objectifs, le concept du pique-nique est loin de déplaire à l'Homme dans pareil cas (=après deux mois de visites from France non stop, le placard à victuailles est chargé), saucisson, chips et chocolat au lait furent de sortie. 




[a ce moment la on essuie une larme pour le proprietaire du bateau]

Comme il ne faisait quand même pas très chaud, nous avons fureté du côté des restaurants sur la jetée, mais rien ne semblait ouvert, aussi avons-nous reporté nos rêves de lobster rolls à une date ultérieure pour s'installer justement sur la terrasse déserte de l'un des restaurants clos.

 

L'Homme ayant un peu froid (pas de commentaire sur l'équipement) et encore faim, nous avons cherché un salon de thé pour savourer un petit dessert et un café. Nous sommes entrés dans ce qui semble être une chaîne locale "the golden pears", qui a très bien fait le job.



Le velvet cupcake avalé, le café bu, hop, direction la troisième étape: Montauk, à l'extrémité est de Long Island, puisque les Hamtpons sont donc une bande de terre de 45km tout au bout de Long Island. Et là, une ambiance complètement différente de ce que nous avions vu jusqu'alors. Plus trace des magasins pour blondes peroxydées à micro-chiens, ici le blond est plutôt le résultat de longues heures au soleil et au bout des "laisses", on trouve plutôt des planches de surf... Bref, 35mn de route depuis Sag Harbour et vraiment une toute autre atmosphère. Nous nous sommes encore baladés sur la plage, le ciel était magnifique. Petits motels et micro appartements s'enchaînaient le long de la plage, avec de temps à autre des cafés, des restau (ce qui manque quand même terriblement à Rockaways, dans l'ensemble)... Entendant de la musique sur l'une de ces terrasses et la voyant décorée, c'est d'ailleurs ainsi que nous nous sommes tapés l'incruste dans une fête, sans vraiment bien comprendre s'il s'agissait d'un mariage ou d'un rassemblement de voisins, mais enfin, l'Homme a bu sa seule bière de la journée (une Bud light, lol), que je l'ai aidé à savourer en regardant le drapeau américain flotter au vent devant la mer (pardon, l'océan. "Ta mère tu la vois demain, mais c'est autre chose").




A la pointe de Montzuk, il y a un parking et un phare, tous deux payants donc nous sommes juste passés en voiture, sans nous arrêter. D'où les photos pas tout à fait droites... Accéder à la plage en voiture doit être relativement compliqué durant la haute saison (comprendre entre Mémorial et Labour Days), puisque les parkings les plus proches des plages sont réservés aux riverains et les autres payant ($8 minimum!). De l'avantage de venir en octobre, quand même :p


Avant de reprendre définitivement le chemin du retour, nous avons fait quelques autres arrêts le long des plages, pour en profiter encore un peu.

[Homme bravant les vagues]




[Homme au loin, guettant l'ennemi]


[Sympa cette teuf]
Ainsi qu'une petite pause par le supermarché, autant utiliser la voiture pour faire ses courses en dehors de Manhattan, #radinmalin a parlé. En plus, ils avaient des vrais sacs en papier, comme dans les films, quand l'héroïne va faire les courses au supermarché, juste avant de se faire tuer par le loup-garou. Comment? Twilight ça ne se passe pas dans les Hamptons, mais à Vancouver? Oui bon ça va je sais, hein, j'ai parlé de romcom dans les Hamptons, pas de saga (Africa) vampires et compagnie...

En rentrant, nous avons pu admirer les belles couleurs d'automne (aaah, une semaine, ça change tout) et un superbe coucher de soleil, tout en stressant pour rendre la voiture dans les temps, le GPS ayant buggé à la sortie du supermarché et nous ayant indiqué une arrivée à la 40th street (ou nous avions loué la voiture) pour 20h50, soit 5 mn après la fermeture de l'agence et là, se posait alors LA question existentielle réduisant à néant tous les bienfaits de la journée, à savoir: où allait-on la garer, bien évidemment. Bref, le GPS rebooté (meme Google maps peut avoir des défaillances), nous sommes rentrés largement à temps pour rendre la voiture en parfait état, en ayant même eu le temps de faire le plein !

Bilan chiffré de la journée: 300 km, 13 racoons écrasés au bord de la route, 2 flashs nous ayant illuminés le trajet et 6 patates douces achetées :)
Pour finir en beauté quand même, cette citation anonyme: "les Hamptons c'est à New York ce que le pays de Gex est à Genève"...





[Regarde un lance-pierre geant ! Viens m'aider a le soulever !]

[Limule, donc. Betiole vieille de 500 millions d'annes. enfin pas celle-ci, hein. Pour plus d'informations sur la limule, contacter Helene B. ou l'Homme, experts en la bete]



lundi 13 octobre 2014

No loo, no poo. (Pour les loups et les poux on verra ça plus tard)

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Le vrai choc culturel n'est pas toujours ou on l'attend. En arrivant aux États Unis, l'une des premières différences culturelles (oui oui) que j'ai notée furent... les toilettes! Comme toute nana normalement constituée je crois (selon un sondage réalise sur l'ensemble de mes copines depuis le lycée), les toilettes sont un passage obligé avant tout départ de la maison/du bureau/du musée/du cinéma... l'Homme, qui évidemment ne subit pas les mêmes contraintes que nous, les femmes, mais que l'attente supplémentaire au moment du départ contrarie quelque peu, ne recule devant rien et n'hésite d'ailleurs pas a faire un parallèle avec Una (qui ne connaît pas Una, son adorable labrador pygmée? Una, si tu lis ça, big up. Oui, Una est très forte et très intelligente, ce n'est pas un simple chien, évidemment).


Je disais donc qu'il y a une vraie différence culturelle entre les toilettes ici et en France. D'ailleurs, petite leçon de vocabulaire. Ici on ne dit pas "toilets" mais "restrooms" la plupart du temps. Une restroom n'est donc absolument pas une pièce pour dormir ou se reposer (to rest, maman +1 mot dans ton carnet de vocabulaire), même si, en moyenne, les américains passent une demie heure par jour dans cette pièce, soit le temps idéal pour une petite sieste. Au début, j'étais un peu perdue avec ce vocabulaire, mais je vous rassure ce n'est pas en cela que je parlerai de gap culturel. Non le gap, justement, c'est plutôt celui qui se situe au-dessus et au-dessous des portes, 20% de la hauteur totale de la pièce environ, et qui nous laisse tout le loisir d'écouter nos voisins. Voilà voilà. 


Même si cette proximité olfactive et sonore est relativement gênante dans un aéroport, lorsqu'on est entouré de vingt parfaites inconnues, elle prend encore une autre dimension lorsque l'on est au bureau par exemple. 
Dois-je ajouter que dans mon cas particulier, j'ai le plaisir de partager ces trois magnifiques trônes avec mes collègues masculins? Pour préserver un minimum son anonymat et son intimité dans pareille situation, une véritable stratégie doit alors se mettre en œuvre. A commencer par les chaussures. Exit les modèles voyants. La couleur de peau ensuite: tellement facile d'identifier l'hôtesse à l'accueil! J'arrête tout de suite ici ma collègue qui, elle se reconnaîtra, me suggèrera d'aller à l'étage inférieur, comme elle le fait à OV! Impossible dans le cas présent: mon entreprise n'occupe qu'un seul étage de l'immeuble (et encore, vu le nombre de teletravailleurs...). Non, pour le reste, il faut faire preuve d'imagination. Ou pas en fait. Parce que l'américain, lui, ça ne le dérange pas particulièrement d'avoir aussi peu d'intimité aux toilettes. L'américain téléphone en direct live des toilettes (ça évite les interruptions -attends on fait une pause la 5mn, je te rappelle après, Marie, si tu lis ça...) et ça ne le gêne pas le moindre du monde. De même pour les bruits subtils et délicats que son organisme peut parfois produire, nulle gêne.


[aaah les toilettes du Cesar Palace a Vegas...]

C'est toujours surprenant de voir à quelle point la "privacy" n'est quand même que très relative dans ce pays. Que ce soit aux toilettes, dans mon contrat de travail ou dans la relation parents-enfants, finalement, le concept de données personnelles est relativement restreint. En effet, en signant mon contrat de travail, j'ai autorisé mon employeur à, s'il le souhaite, effectuer des démarches type enquête FBI (j'exagère à peine!) pour vérifier que je suis bien saine d'esprit et de corps. Quand je parle de la relation parents-enfants, je pensais surtout à tous les systèmes de surveillance dont les parents disposent pour contrôler ce que font leurs enfants. Qu'il s'agisse de suivre les parcours effectués par leur ado au volant de leur voiture ou de limiter le nombre de tweets pendant les repas, quelque part je trouve ça un peu effrayant... Sous couvert de sécurité, la privacy en prend parfois un coup!

[deja qu'on se sent a peine observe, les portes a lattes ajoutent encore une petite partie voyeuriste a la chose...
voir sans etre vu... ou presque]

C'était la digression du jour, revenons en a nos moutons. Ce n'est évidemment pas la seule différence avec nos belles toilettes françaises, hein, mais le reste relève plus de l'anecdotique et de la technique à côté du traumatisme que peut représenter le précédent point. Par exemple, aux US, l'hygiène est primordiale ; mais, encore plus primordial que l'hygiène, il y a la loi. Et la loi dit "employees must wash their hands". 

Du coup, pour à la fois se laver les mains (ha ah ha) en cas de contrôle sanitaire et le rappeler aux employés, les restaurants le spécifient sur des petits panneaux dans toutes leurs restrooms. Bon, on pourrait aussi parler du côté tout automatisé, de la chasse d'eau jusqu'au robinet, en passant par le savon et l'inévitable dyson airblade, du papier toilettes fin comme du papier cigarette, du niveau incroyablement haut de l'eau dans la cuvette et à contrario du niveau incroyablement bas desdites cuvettes, mais finalement, ce serait vous priver de la découverte incroyable de la culture américaine par vous même, et à s'engluer dans des détails techniques, on en oublierait la poésie du lieu comme le démontré pourtant en image la photo de ces très belles toilettes françaises (évidemment),  prises en photo lors d'un mariage auquel j'ai assisté cette année...

[aren't they beautiful ?]

[la marque est claire...]


I know winter is coming, but before: fall in Bear Mountain !

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[first bear]
Aujourd'hui, nous avions loué une voiture pour emmener Belle-Maman voir les feuilles d'automne dans le Vermont. Bon, techniquement, nous ne sommes pas allés jusque dans le Vermont pour voir les feuilles et techniquement non plus nous n'avions pas loué une voiture pour aujourd'hui mais pour dimanche prochain. Oui, en arrivant chez le loueur ce matin, quelle ne fut pas la stupeur de l'Homme en apprenant que la réservation n'était pas vraiment pour le bon dimanche. No big deal, $260 et 20mn plus tard, nous voici confortablement assis dans notre Hyundai et en avant président, tous à Bear Mountain! Oui, une Hyundai, je sais, c'est toujours pas le hummer doré, mais je ne désespère pas d'y accéder un jour.


NDLH (Note De L'Homme: on pouvait changer le langage du tableau de bord et notamment choisir l'option coréen, histoire de se diversifier un peu, linguistiquement parlant).


Une fois cette parenthèse effectuée, ou se trouve donc Bear Mountain, alors, me direz vous? Bear Mountain est située à une quarantaine de miles de Manhattan, toujours dans la vallée de l'Hudson, sur la rive en face de ColdSpring, ou nous étions allés nous balader au printemps. Ce nom de Bear Mountain nous laisse sous entendre qu'avant, les ours étaient nombreux dans la région. Nous en dehors du sac à dos peluche d'une fillette et des deux bestioles du mini zoo, nous n'en avons pas croisé. Cela dit, c'est peut être préférable vu ce qu'il est arrive à l'un des quatre randonneurs partis se balader dans le coin justement il y a un mois (l'un des quatre s'est fait attaquer par l'ours).


Sur place, nous avons fait le tour du plan d'eau, ainsi qu'une petite balade le long de la rivière pour admirer ses quatre ponts et passerelles. Puis, sans que je ne comprenne ni comment, ni pourquoi, nous nous sommes retrouvés dans un zoo. Un petit zoo, certes, mais un zoo quand même ! L'Homme, qui avait justement profité de la venue de sa môman pour (re)visiter celui de Central Park vendredi, à dû penser qu'après presque cinq mois sans mettre les pieds dans un zoo, je devais être en manque; et c'est ainsi que j'ai donc pu voir renards, hiboux, coyotes et ours donc tourner en rond dans de petites cages. Officiellement, ces cages ne sont pas trop petites pour les bestioles puisque ces dernières ont été recueillies handicapées par des collisions avec des voitures ou par des chasseurs. Mouais. Mais enfin, passons, le lieu était bien pensé pour les familles: parking gigantesque ($8 la journée quand même), randonnées plus ou moins faciles selon le niveau et zoo, pour distraire les plus petits ne pouvant marcher (mais pas que, donc). Enfin, le classique américain, somme toute ;)


Le parking était immense, disais-je, cela dit, pour accueillir tous les new-yorkais venus prendre le vert en famille (bizarrement beaucoup d'asiatiques dans ce Orange county, ça ne s'invente pas) ou profiter de la Oktoberfest installée ce weekend la sur place. Pas de quoi impressionner un bavarois, hein, mais l'américain aime faire la queue, rappelons le, y compris pour d'enfiler 25 onces de bière à $25 dans un grand boc typisch. Bref.

[bande de jeunes profitant d'Oktoberfest]
[Pique-nique party]

Ces collines, plus que des montagnes, ont été le lieu de batailles ardues entre Colons anglais et indépendantistes dans les années 1770 et de nombreux forts longeaient la côte. Aujourd'hui nous avons pu voir les ruines du Fort Clinton, ainsi que du Fort Mongomery. En réalité on voit surtout des panneaux explicatifs, quelques copies de canons et les emplacements au sol des divers baraquements.

[Bears, second and third]
Pour déjeuner, vers 14h30 tout de même, mais rien de choquant ici puisque les américains mangent plutôt quand bon leur semble, nous avons choisi une option light, à savoir ribs&bbq. Définitivement les ribs ici, c'est quand même quelque chose ! L'Homme, affamé puisque n'ayant pas mangé depuis la veille 15h, s'est attaqué à un demi cochon et, pour ma part, je me suis contentée d'un quart. C'était évidemment délicieux, pas trop cher et pour couronner le tout, nous avons terminé par un pumkin cheesecake (c'est de saison!) à partager.



Finalement, même sans avoir énormément marché, je suis bien fatiguée ce soir...



vendredi 3 octobre 2014

Mon kiff voyeuriste: le café en terrasse...

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Hier, je suis restée plus d'une heure à la terrasse d'un café du quartier latin et j'en ai profite pour m'adonner à l'une de mes activités favorites, à savoir: observer les gens autour de moi. Sans doute un peu grisée par l'atmosphère pseudo intello/étudiante du quartier, je n'ai pas joué à Candy crush (pourtant je venais de débloquer le niveau 241 le matin même) et suis juste restée assise à siroter mon coca light en écoutant d'un air distrait les conversations voisines. NDLR: toujours prendre un air rêveur quand on veut écouter ses voisins, sinon on se fait rapidement griller. 
Et, de fil en aiguille, j'ai noté quelques bribes de pensée sur un papier (ça me donnait un côté pseudo artiste-en-mal-d'inspiration-qui-l'a-soudainement-retrouvée-dans-les-méandres-de-son-coca-light, le ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur en cadre de fond conférant à mon action un aspect sérieux, renforçant ainsi cet air rêveur dont je vous parlais juste avant). 
Depuis que je suis partie, je suis globalement plus calme et plus sereine et je m'essaie, parfois, à couper mon cerveau pour profiter du moment. Ne nous emballons pas, je ne suis pas disciple de Mathieu Ricard et la méditation pendant trois heures recentrée sur moi même tout ça tout ça, c'est pas pour demain non plus (et puis, foncièrement, j'ai quand même toujours du mal à associer méditation et Ricard sans penser à tous ces mecs en fin de soirée qui, le doigt levé pour que l'on visualise bien la profondeur de leur pensée t'expliquent, parlant du caillou à leur pied "non mais attends, quand t'y réfléchis, ce caillou, la...", donc bon, la méditation et moi...). Cela dit, j'ai vraiment apprécié cette terrasse. La terrasse de café est un endroit rare à Manhattan et même si l'on peut parfois s'y attabler, elle n'aura jamais le charme de la terrasse du café parisien classique, le quartier latin renforçant quelque peu le côté suranné de ce charme, je crois. A Manhattan, la rue est trop bruyante, les pots d'échappement trop gros: après deux heures en terrasse, tu finis sourd et les bronches pleines de CO2! Oui, je sais à Paris aussi l'air est pollué hein, mais laissez moi vivre mon kiff de la terrasse parisienne tranquillement !
Et dans le kiff de la terrasse parisienne, il y a aussi le serveur/gérant du bar. Bien souvent on les dit grincheux et peu aimables et bien celui ci en était un très très beau spécimen. Absolument aucun sourire, même après les trois que je lui ai fait au moment de partir (technique glamour février 2012: souriez et on vous sourira, je dois dire que ça fonctionne plutôt pas mal y compris sur les guichetiers RATP, mais rien à faire, le bougre n'était probablement pas muni de zygomatiques), ni avec moi, ni avec le couple d'a côté à qui il a purement et simplement demande de changer de table de façon lourde et insistante, "pour laisser la place à potentiellement un groupe de 4". Je me rappelle avoir déjà eu à faire à ce type de demande sur une terrasse blindée de montparnasse et avoir tout simplement changé de bar (entre une table avec deux chaises et un tabouret et une table avec juste deux chaises, la différence ne m'a pas semble mériter l'agressivité de cette serveuse, ni elle, mériter mes humbles consommations). Le serveur parisien à une légère tendance à optimiser le "rangement" de ses clients sur sa terrasse, tels des sardines dans une boîte (hommage à Patrick Sébastien, deuxième!).
Une autre des caractéristiques de la terrasse parisienne réside dans le prix des consommations. Oui, j'ai payé 4.60€ (plus de $6 quand même!!!) pour un coca light. A New York j'en ai trois en free refill pour le même prix! Quant à la pinte de bière à 8.50€ est-ce qu'on en parle ? Évidemment, le fameux concept de l'happy hour te fait miroiter que tu vas faire de très grosses économies (et la payer 2€ de moins, youpi jour de fête!), mais m'est avis que c'est surtout un super concept pour te la vendre 20% plus chère le reste du temps hein... 
Et puis évidemment, une terrasse de café ou je serais la seule cliente ne présenterait absolument aucun intérêt hein... Du coup, j'ai regroupé les clients en plusieurs catégories. Il y eut tout d'abord les étudiants, le quartier en démultipliant le nombre. Quelques habitués ensuite, venus boire un demi, ou une pinte, selon si, justement, c'était l'heure de la fameuse happy hour. Des couples qui apprennent timidement (ou pas!) à se connaître autour d'une pinte de bière... Et puis, il y a mes préférées, les copines venues prendre un Perrier/une camomille/un thé Mariage selon l'heure en hiver et qui parlent pendant des heures. En général, l'une monopolise la conversation pendant toute la première partie, puis, ses copines, profitant de ce qu'elle attrape une gorgée de son Perrier, prennent le relais. Chacune ponctue les atermoiements des autres par des "Non ? / Vraiment ? / Il a dit ça? / Pfff" et les conversations tournent toujours autour des mêmes sujets: déboires amoureux et/ou avec les collègues (parfois l'un et l'autre étant liés!). J'avoue ici un certain voyeurisme :  étudier les attitudes, essayer de comprendre les relations entre les unes et les autres et leur prêter des intentions qu'elles n'ont peut être pas... Parfois même, je leur invente des tranches de vie...

C'est aussi sans doute parce que ces dernières me rappellent les sympathiques Perrier (avec quand même quelques options verre de vin rouge/pinte de bière...) partagés avec mes amies qu'hier, je les ai autant regardées...